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Le problème c'est que ça mitraille dans ma tête, ya ce putain de passé qui me tire, me pousse à sombrer
Il y a l'instant présent qui fuit et que je ne veux en aucun cas assimiler au passé
Et il y a le futur dont j'ai si peur et que je n'envisage pas sans lui ...


...lui que j'aime tant.

# Posté le lundi 23 novembre 2009 15:30

Et alors, on s'en fout, on remuera un peu de terre, on me la jettera dessus, c'est tout.

Et alors, on s'en fout, on remuera un peu de terre, on me la jettera dessus, c'est tout.
J'écoute : *

Il faudrait que je parte d'ici. Très loin. A cinq pas de chez moi, c'est déjà très loin. J'étouffe. Je sais bien. Je m'habillerais chaudement, je prendrais tout ce qui fait mon bonheur aujourd'hui. Il y a des choses qui ne se transportent pas. Enfin une chose est sûre, c'est que j'aurai mon violon, sur mon dos. En dernier, je prendrai ma clé, sagement rangée dans la commode. Et je partirai. Une fois la porte fermée derrière moi, je la jetterai. Loin. Avec dans la tête l'idée de ne jamais revenir. Je marcherai devant moi. Mais pas trop longtemps. « Droit devant soi on ne va nulle part ... » disait le Petit Prince. Alors je prendrai mille détours. Et là je marcherai longtemps. Sans penser à rien. Plus à rien de ce qui me rattache à ma vie ici. Je serai tellement vide que je ne sentirais pas la fatigue. Mes pieds me porteront sans mal. Je verrai défiler le paysage devant moi comme un spectateur impassible, dans une salle de cinéma. Je serai neutre, parfaitement neutre. Je ne serai plus la Marie-sensible, parfois fragile, que vous connaissez. On pourra plus rien me repprocher. Je serai forte.Très forte. Aucune expression ne passera sur mon visage et plus rien ne fera briller mes yeux. Vous me chercherez peut être ... mais je serai loin. Trop loin pour que l'on puisse m'attendre. A des années lumières de vous. Sur terre on s'étonnera de mon absence. Peut être même, on se consolera pas de sitôt. Mais qu'importe. Je ne m'en soucierai plus. On dira de moi que j'étais un mystère. Un mystère qu'on a pas su percer. C'est joli d'être un mystère. Peut être que si on avait voulu prendre son temps, se pencher un peu sur mon cas, je n'en serais pas là. Enfin quoi qu'il en soit. Je ne serai plus qu'un joli souvenir dans la tête de tous. Les souvenirs ne vous déçoivent pas, ils sont polis par le temps. Je serai enfin. Parfaite. Telle que tout le monde voudrait être. Mais je ne serai plus. On m'enviera, peut être. Des mois, des années après, on rigolera de mon absence. J'apporterai comme je le voudrais, comme je l'ai toujours voulu, le sourire sur les visages des gens. Mais tout ça, à ce moment là, je ne pourrai pas le voir. Alors j'en rêverai. Dans mon grand lit de glace, s'il laisse encore le soleil passer. Je continuerai de m'enliser dans la nuit. En pensée, je sais que je marcherai. Toujours en tournant le dos à ce passé. Lâche. Mais je serai la seule à le savoir. Dans mes rêves, je continuerai de m'enfuir ... et personne ne me rattrapera. J'arriverai enfin à ce point de non-retour où l'on regrette tout ce qui a pu se passer, en mal ou en bien. Mais je ne penserai à rien.
Parce que je serai vide, comme je l'ai dit plus haut. J'en étais donc à ce moment où je ne serai plus maître de rien. Je me laisserai enfin porter, comme certains le font avec la vie. Ça n'est pas dans mes habitudes, j'ai toujours su où j'allais. Mais là je ne serai plus vraiment moi-même. Et dans ces moments là c'est toujours la même chose. On ne sait pas qui est la victime, et qui est l'assassin. Celui qui souffre et celui qui prend plaisir. On devient un peu de tout à la fois ...mais on est. Et lorsque quoi qu'on fasse, rien ne suffit pour les yeux des personnes, d'une personne ... on se dit parfois que c'est le seul moyen. D'exister.
Je serai enfin ... bien.

Depuis que j'écris ce texte, j'ai beaucoup marché. Je crois que je suis enfin arrivée. Il fait froid où je suis, depuis qu'un hiver est tombé sur ma vie. Je suis pétrifiée mais désormais rien ne peut me réchauffer.
J'ai décidé, ou plutôt « on » a décidé pour moi. Mais je ne sais plus qui est ce « on », ni ce « je », tout ce qui fait que « je » suis là. Il y a pourtant une chose que je sais.

La fenêtre grande ouverte, je vais sauter.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 18:12

Modifié le samedi 21 novembre 2009 03:51

Tout ceci n'a pas de sens.

Tout ceci n'a pas de sens.
C'est marrant mais c'est triste, ça bouge, tout tourne, pourtant je ne vois rien, j'ai pas de repères, il fait noir mais ça m'éblouis, ça éclabousse dans mes yeux si vous saviez, torrent de larmes pourtant tout est si sec, sec et dur mon c½ur tout se craquelle, il gèle dehors mais moi je meurs de chaud pourtant je tremble, mes grosses jambes ne portent plus mes vieux os, je suis un Giacometti géant pourtant je suis petite, mais avez-vous vu un Giacometti ? tout est question de point de vue, quand on regarde à 1mètre 62 du sol ou alors à 20, qui s'élance et tombe debout, c'est triste d'être jeune lorsqu'on est déjà âgé autrement, d'écrire des bêtises lorsque la raison nous pousse à la cacher, de devenir si folle pour si peu, lorsque le peu devient tant et le tant bien peu, vous avez vu je parle mais en fait je crie même si je ne sais que chuchoter, j'espère que ça vous heurte tandis que moi ça me laisse de glace, vous à qui je tu et qui n'est pas de ce monde, immatériel et fichtrement concret, si vous êtes de ce monde répondez, savez vous ce que c'est [..], j'espère que vous ne le savez pas, c'est tout le mal que je puisse vous souhaiter, si j'ose encore souhaiter quelque chose à quelqu'un, je fais mille pas en avant mais on dirait que je recule, je fais seulement le moon walk de MJ mais personne ne reconnaît mon talent, allez tous vous faire foutre si vous saviez je vous aime tant, la lune est trop claire et le soleil trop sombre, ça manque d'oxygène, sur Mars je serais plus à mon aise, les yeux devraient rouler sur mes mots pour aller plus vite, je fais dans la longueur, c'est lent mais ça passe vite, prenez les ailes que je vous donne et filez, tandis que moi je ralentis, me noie lorsque je respire, et m'immobilise enfin sur ce point. (carré, certes.)
Il n'y a pas de fin.


J'en deviens folle ...

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 14:09

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 08:24

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Mon article précédent a été supprimé ... Par qui ?
En tout cas Bravo -

# Posté le mardi 10 novembre 2009 13:27

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Mon voyage a été magnifique, à quelques détails prêt ...
[une peur, angoisse constante à laquelle je me suis habituée, et dont j'ai tellement de mal à me détacher ...]
Mais l'automne à New York, les peintures, les balades, les rires, la visite de la Juilliard School (<3) compensent beaucoup de choses ...
J'ai énormément de travail et peu de temps devant moi, juste assez pour tout "bâcler".
Si vous saviez combien j'ai horreur de ce genre de situation ...






[Sinon mon cousin a eu un accident de voiture. Il a des vertèbres cassées & est à l'hopital. Son meilleur ami qui conduisait est mort mais il ne le sait pas encore .... Pour lui éviter de faire un mouvement brutal qui aggraverait sa situation, on est obligés de mentir : je trouve ça tout simplement affreux.
C'est arrivé pendant que j'étais à New York ...]



# Posté le mardi 03 novembre 2009 10:31